Saint Étienne de
Chigny - Le Vieux Bourg - Rues et habitations
Carte postale - Année
inconnue !
A
l'entrée du Vieux Bourg, venant de Pont de Bresme, à droite, la
maison des Planches.
"Planches"
car cette maison est à l'angle du chemin qui mène vers Luynes
en traversant la Bresme par une ancienne voie romaine. Autrefois, le petit pont
n'existait pas et les villageois devaient traverser sur les planches une partie
de cette zone assez marécageuse et soumise aux caprices de la rivière.
Cette
maison date du XVI° siècle, on l'appelait également "La
Chapelle" car la tradition affirme qu'elle servit de chapelle pendant la
construction de l'église actuelle. D'ailleurs, la façade sud de
cette maison a longtemps conservé le tracé d'une porte en plein
cintre, d'environ 2,30 m de large ! Serait-ce le vestige d'une ancienne église
romane ?
Les
prés qui s'étendent derrière cette habitation s'appelaient
autrefois "l'ancien presbytaire" et plusieurs squelettes y
ont été retrouvés. On parle même d'un sarcophage
qui serait enfoui quelque part près de la rivière ? Avis aux chercheurs
! C'est là que fut prêté le serment à la Constitution
en 1791 et qu'en 1792 on planta l'arbre de la Liberté.
Cette
ancienne maison (à gauche), probablement du XV°, restaurée
avec soin vers 1990, doit être l'ancien presbytère dont on retrouve
mention sur un acte de 1599. Le curé y avait "logis, grange,
écurie, colombier". Ce presbytère devint "la maison
commune" en 1794 et c'est là que s'ouvrit la première école
publique (et donc libre) du village. Entre ce bâtiment et l'église
débouchait le Chemin de la messe qui menait les villageois aux offices
depuis le Pont de Bresme par Andigny et les hauteurs.
A l'arrière de
la maison des Planches, un ancien atelier de maréchal ferrant Aujourd'hui,
bien réhabilité.
En poursuivant son chemin vers le nord,
à droite, face au chevet de l'église, une maison du XVI°
ou XVII° siècle. C'est dans sa cour que les Prussiens venaient
emprunter des chevaux en 1815 et vers 1840, les diligences y faisaient halte.
Les anciens du village nommaient cette habitation la Poste...
Sa porte s'ornait d'une coquille Saint
Jacques, tous les chemins menant à Saint-Jacques de Compostelle !
Photos
2023
Nous
atteignons enfin le centre du Vieux Bourg avec, à droite, ce qui fut
dès le XIX° siècle, un café, puis un restaurant, un
bal et une épicerie. Le centre de la vie locale ! Le bâtiment d'origine
n'avait pas d'étage mais possédait cependant "cour, grange
et dépendances car le propriétaire exploitait aussi ses terres".
En
poursuivant la rue vers le nord, vers Beauvois, on découvre à
gauche la Maison de l'Amiral, cet "Amiral" étant probablement
un ancien marinier apprécié des villageois. Cette maison du XVII°
conservait son four et son escalier extérieur. Fort heureusement restaurée
au début du XXI° siècle, elle y a ajouté une tourelle
et un magnifique jardin à la française.
En
face de la Maison de l'Amiral, un bâtiment qui servit d'école jusqu'en
1988 et de Mairie jusqu'en 1963.
Après
l'école, on arrive à l'ancienne maison de François Richard,
premier ou second (?) maire de Saint Etienne de Chigny, destitué en 1793;
il était maçon et c'est lui qui construisit sa maison en ajoutant
son nom ainsi que celui de sa femme, Urbaine Moysans, et la date de construction
sur le pignon sud de son logis.
Depuis ces photos, la
maison a été restaurée !
Photo
vers 1970
Photo
vers 19...
Encore
plus loin, on arrivera au Château Hôtel de Beauvois, un Hôtel
4 étoiles renommé, autrefois résidence du seigneur de Beauvais
(voir la Page sur l'église du Vieux Bourg - Cliquer
ici ).
De retour au centre du Vieux Bourg, on arrive sur la Place des Tilleuls, au
nord de l'église. C'était un cimetière jusqu'en 1882, entouré
vers 1738 d'un muret afin que les animaux n'y pénètrent pas mais
dont les garnements du village descellaient les pierres ou le sautaient allègrement
pendant les offices religieux au grand dam du curé !
De
la Place, on peut monter vers les bois par la rue des Barres.
A main gauche, se trouve un ancien presbytère, une demeure importante
qui vit la mort du dernier curé en 1932. Plus tard, Daniel Rops et Jean
Monnet vinrent y passer quelques séjours.
A
main droite, quelques anciennes maisons du XVIII° siècle, restaurées
récemment et qui abritaient autrefois un café. Sur le mur du presbytère,
en face, on observe la pierre percée qui permettait d'attacher les chevaux.
Photo
vers 1970
Photo
du "Guide du Promeneur"
A
l'arrière du presbytère, un tout petit bâtiment qui fut
la première Mairie, "la Maison commune sous l'Empire et durant
le XIX° siècle. En 1808, elle avait pour tout mobilier un dressoir
et douze chaises. Puis on y carda la laine quand les édiles l'eurent
abandonnée".
Comment enfin ne pas évoquer La
Rousselière !
" La Rousselière (ou Rousselerie
d'après de vieux actes) que l'on découvre au sortir du Vieux
Bourg, devrait son nom à un chanoine d Tours, Rousseau, pour qui elle
aurait été bâtie jadis.
La partie haute de la construction
est du XVI° siècle - on a retrouvé une pierre portant la
date "1591" mais elle a été ultérieurement
très remaniée. Quand aux murs du rez-de-chaussée, qui
constituaient le logie initial, ils sont en silex hourdé par endroits
de ciment rose romain, ce qui les situe à une époque beaucoup
plus ancienne"..
Photo
du "Guide du Promeneur"
Rappel
: Les anciennes photos en Noir et Blanc et les textes en italique sont extraits
du "Guide du Promeneur" de M. André Debray. Les autres photos
Noir et Blanc (vers 2000) sont de M. Croix.
Photo
vers 2000
Photo
en 2023