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Saint Étienne de Chigny - L'église du Vieux Bourg - intérieur
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Aux croisements des entraits octogonaux avec les sablières ou avec les poinçons sont représentés des rageurs, des personnages, des gueules d'animaux fantastiques ou des figures humaines qui semblent avaler les poutres. Ce type de sculptures est présent dans plusieurs églises de Touraine de la même époque.
Année inconnue mais drapeau marqué 1914-1918 !
L'église a été consacrée le 29 mars 1543 par Antoine de la Barre, archevêque de Tours.
L'église a été classée par un arrêté du 21 juillet 1942
On aperçoit - sur la photo de gauche - deux des quatre poteaux d'angle qui supportent le clocher.
Les parois de la nef, du transept et du choeur sont ornés d'une trentaine d'écussons en bas-relief sur plaques rectangulaires, la plupart aux armes de Jean Binet
Elle a été restaurée en 1833, 1840, 1856, en 1941 et au début du XXI° siècle !
La fresque de Saint Clément avait bien sûr sa place dans cette église. Plusieurs saints se nomment ainsi, le plus connu est Clément de Rome, ou Clément 1er, troisième ou quatrième pape à Rome. Il serait mort en martyr alors qu'il était exilé en Crimée. Il est vénéré en Russie et en Scandinavie. Selon certaines traditions, il fut jeté dans la mer avec une ancre de marine attachée au cou ; c'est pourquoi il a été choisi pour être le patron des mariniers., profession alors exercée par de nombreux habitants du village.

Dès l'entrée, on est émerveillé par la charpente, l'une des plus belles de la Région !

L'église se compose d'une nef unique terminée par un chevet plat et couverte par une charpente lambrissée, la nef est coupée par un transept avec une chapelle de chaque côté.

Les sablières (1), comme les gargouilles, représentent le lieu de la conscience collective, le "Ça" la "partie animale des humains", alors que le "Surmoi" se réserve le décor à hauteur d'homme (statues) et que le Sacré possède le chœur.

Posées sur un lit de sable qui permettait à la poutre de prendre sa place lentement, les sablières supportent l'ensemble de la charpente. Peu à peu, entre le XV° et XVII° siècle, elles sont devenues des supports de décorations sculptées.

Le sol de l'église comprend de nombreses pierres tombales telles celles d'Olivier Caillart et de son frère Claude installés aux Grandes maiosns qui souhaitèrent y être enterrés.

En charpente, une panne sablière (1) est une poutre placée horizontalement à la base du versant de toiture (tout le long du mur). On la nomme ainsi car on la posait sur un lit de sable, qui en fuyant, permettait à la poutre de prendre sa place lentement.

Le poinçon (vertical) s'assemble sur l'entrait en son milieu.

Un entrait est la poutre reliant un mur à un autre.
"Les personnages représentés ressortissent à deux types : le seigneur, tantôt portant la barbe à la mode du temps, tantôt imberbe, coiffé d'une résille ou d'un casque à l'antique et le manant toujours imberbe, tête nue ou coiffé d'un bonnet"
On y voit de monstrueux crocodiles et même Jonas avalé puis recraché par la baleine ! "Cette image symbolique du Christ mort et ressuscité est bien à sa place au-dessus de l'autel" ! (1)
Vue sur la croisée du transept, vers la porte des manants (nord) et la chapelle de Saint Mandé. Les deux bras du transept sont séparés de la nef par deux arcs de pleins ceintres en pierre.
"La voute a sept pans. Autrefois, on avait mouluré les filets de raccordement entre les pans; on les avait même historiés et sculptés; pourris par la pluie, ils furent plusieurs fois remplacés mais sans ornementation".
(1) Les textes en italique sont extraits du Guide du promeneur.
Jonas avalé par un rageur et ressortant vivant : il symbolise le Christ mort et ressuscité
Le pédicule principal est constitué d'une pierre carrée à sa base puis d'une autre pierre carrée plus petite, qui devient octogonale puis demi-sphérique. Au dessus, un bandeau s'élargit en corniche. L'ensemble est surmonté d'une pyramide (ou dube) octogonale en bois sculpté et polychrome décorée de baies ogivales à la mode Renaissance.
L'espace entre les deux vasques présente deux têtes, l'une vers le nord (démon ?), l'autre vers le sud (l'homme serein en la maison de son Dieu ?).
Le baptistère, près de la Porte principale, est situé sur un sol rehaussé en 1657. Il est constitué d'une cuve baptismale massive et d'une "piscine" à l'avant !
Bûchée, cette fresque du XV° siècle, a été redécouverte lorsque l'enduit mural a été enlevé dans cette partie de la chapelle nord.
Sur le maître autel actuel est posé un retable baroque en bois doré orné du Christ, d'angelots et de colonnes torses placés là par l'Abbé Demontreuil en 1753
Une copie de style catalan !
Le bénitier (1973)
En 1833, l'Abbé Pétilleault a fait démolir les 3 autels de l'église (tout le monde peut se tromper !). On trouva alors dans les différents autels un coffret d'étain du XVIII° siècle et contenant les reliques de Saint-Etienne, l'acte de consécration de l'église en 1543 ainsi que le sceau de cuivre de Jean Binnet.
Jusqu'en 1840, les colonnes étaient peintes et ornées de petites sculptures (à voir l'une d'entre elles, cachée derrière la chaire) !
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